À terre : rien à prévoir
Les prises murales égyptiennes sont de type C (deux alvéoles rondes) et de type F, la version dite Schuko, reconnaissable à ses deux clips de terre métalliques sur les bords du logement au lieu de la broche centrale française. Cette nuance n'a aucune importance pour vous : une fiche française de type E entre dans une prise F, et inversement. C'est le même principe qu'en Allemagne, en Turquie ou en Espagne.
La tension nominale est de 220 V à 50 Hz. Un appareil européen conçu pour 230 V fonctionne sans réserve à cette valeur, qui reste dans les tolérances normalisées. Autrement dit : ni adaptateur, ni convertisseur de tension, ni précaution particulière pour un sèche-cheveux ou un chargeur d'ordinateur, que vous soyez dans un hôtel du Caire, une maison d'hôtes de Louxor ou un resort de Hurghada.
La vraie exception : la croisière sur le Nil
Un bateau n'est pas relié au réseau national. Entre Louxor et Assouan, l'électricité des cabines vient d'un groupe électrogène de bord, et l'installation a été choisie par l'armateur au moment de l'aménagement — parfois il y a trente ans, parfois lors d'une rénovation destinée à une clientèle britannique ou nord-américaine. On rencontre donc, selon les navires :
- des prises européennes classiques, cas le plus fréquent sur les bateaux commercialisés en France ;
- des prises britanniques de type G à trois broches rectangulaires, héritage d'un armement tourné vers le marché anglophone ;
- plus rarement, des prises plates de type A, sur des unités équipées pour une clientèle américaine.
Deux précisions utiles. D'abord, la tension de bord reste en 220 V dans l'immense majorité des cas : c'est la forme de la prise qui varie, pas le voltage. Ensuite, sur les dahabiehs — ces voiliers traditionnels sans moteur, tractés ou dérivants — le générateur ne tourne que quelques heures par jour, souvent le soir. La charge y est donc à la fois limitée en format et en horaires. Demandez la configuration électrique à votre agence avant le départ : c'est une question que les croisiéristes ont l'habitude de traiter.
Chaleur, poussière et coupures
Deux réflexes non électriques mais bien réels. La poussière du désert s'infiltre partout, y compris dans les alvéoles d'une prise ou le port USB-C d'un téléphone : soufflez avant de brancher plutôt que de forcer un connecteur qui résiste. Et la chaleur de la vallée du Nil, où l'on dépasse fréquemment 40 °C en été, bride votre chargeur s'il est posé au soleil ou coincé sous un oreiller. En dehors des grandes villes, enfin, des coupures de courant restent possibles dans les zones rurales du Delta et de Haute-Égypte.
La règle simple
Séjour à terre uniquement (Le Caire, mer Rouge, Louxor) : partez sans rien. Croisière sur le Nil ou dahabieh : un universel compact vous met à l'abri, pour un poids négligeable.